Alex Nyemeck
Le Centre | 01.10
État social & famille
Augmentation de l'accueil de jour pour les enfants
Les prestations en matière d'accueil extra-familial devraient-elles être étendues dans le canton de Fribourg (augmentation des places dans les crèches, prolongation des heures d'ouverture des écoles à la journée continue, etc.) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Remboursement de l'aide sociale
Selon vous, le Canton de Fribourg devrait-il mettre fin au principe de remboursement de l'aide sociale ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Le remboursement décourage exactement ce que nous voulons encourager : le retour à l'emploi. Quelqu'un qui retrouve du travail et se voit réclamer les montants perçus est puni de s'en être sorti. Je suis favorable à mettre fin à ce principe pour les revenus du travail, tout en maintenant la restitution en cas de succession ou de fortune importante. L'objectif de l'aide sociale, c'est l'autonomie — pas la dette
Droit de préemption cantonal
Le Canton devrait-il se doter d'un droit de préemption permettant au canton et aux communes d’acquérir en priorité des terrains ou des immeubles afin d’y réaliser des logements d’utilité publique ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Le logement abordable est l'une de mes priorités, et le droit de préemption est l'outil le plus économe pour y agir : il ne crée aucune dépense structurelle nouvelle. La collectivité achète au prix du marché, quand une parcelle stratégique se libère, pour un projet identifié — ce n'est ni une expropriation, ni une subvention permanente. Je le soutiens à condition qu'il reste ciblé, sur des périmètres définis et des projets concrets de logements d'utilité publique, et non comme un droit général s
Durcissement de la loi sur l'aide sociale
Seriez-vous favorable à un durcissement de la loi sur l'aide sociale dans le canton de Fribourg (p. ex. limitation des allocations, abaissement du minimum vital, durcissement des sanctions en cas de fraude) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Non à l'abaissement du minimum vital : on ne réduit pas la pauvreté en appauvrissant les pauvres, et ce minimum est déjà calculé au plus juste. La fraude, elle, doit être sanctionnée — mais la loi actuelle le permet déjà et les contrôles existants sont suffisants. Ce dont le canton a besoin, ce n'est pas de plus de sévérité, c'est d'un accompagnement plus efficace vers l'emploi. C'est ce qui fait sortir durablement de l'aide sociale, et c'est aussi ce qui coûte le moins cher.
Rémunération des proches aidants
Faut-il aider financièrement les proches aidants (allocation pour les proches aidants)?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Les proches aidants accomplissent gratuitement un travail que le canton devrait sinon payer très cher. Une personne maintenue à domicile par sa famille, c'est une place d'EMS ou une hospitalisation en moins : le calcul est vite fait. Reconnaître financièrement cet engagement n'est pas une dépense supplémentaire, c'est une économie bien placée. Je soutiens une allocation ciblée sur les prises en charge lourdes et durables, avec des critères clairs, assortie d'un véritable droit au répit
Santé
Augmenter les subsides à l'assurance maladie
Faut-il augmenter les subsides à l'assurance maladie afin que les primes ne dépassent pas 10% du revenu disponible du ménage ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
La charge des primes est le premier souci des ménages fribourgeois, et je ne le minimise pas. Mais plafonner à 10% du revenu ne fait pas baisser les coûts : cela transfère la facture des assurés aux contribuables, sans rien freiner à la source. Le canton devrait y consacrer des centaines de millions, donc augmenter les impôts. La solution dois être ailleurs: Par exemple se poser la question sur ce fait grimper les coûts de santé
Caisse maladie cantonale unique
Seriez-vous favorable à l'introduction d'une caisse maladie cantonale unique ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Changer de payeur ne change pas la facture. Une caisse unique ne ferait baisser ni le prix des médicaments, ni le nombre d'actes, ni les doublons hospitaliers — c'est-à-dire rien de ce qui fait réellement grimper les primes. Elle priverait en revanche l'assuré de toute possibilité de changer d'assureur s'il est mal servi. Je préfère concentrer l'effort là où les coûts se créent, et sur des subsides ciblés pour les ménages qui en ont vraiment besoin.
Réduction de la planification hospitalière
Êtes-vous favorable à une réduction du contrôle cantonal de la planification hospitalière et de l’organisation des soins de santé (p. ex. en permettant aux cliniques privées d’assumer davantage de prestations) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
La planification hospitalière est l'un des rares leviers dont le canton dispose pour maîtriser les coûts et garantir une couverture équitable du territoire. L'affaiblir ouvrirait la porte à l'écrémage : les cliniques privées prendraient les interventions rentables et programmables, laissant à l'HFR les urgences et les cas lourds — c'est-à-dire le déficitaire. Le contribuable paierait la différence. Les cliniques privées ont leur place, en complément et dans le cadre de la planification cantonale
Formation & culture
Égalité des chances dans la formation
Le Canton de Fribourg devrait-il davantage s'engager pour une égalité des chances en matière de formation (p. ex. par des cours de rattrapage subventionnés destinés aux élèves issus de familles à faible revenu) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
L'égalité des chances commence à l'école. Un enfant dont les parents ne peuvent ni payer un appui ni l'aider aux devoirs part avec un handicap qui n'a rien à voir avec ses capacités. Des cours de rattrapage ciblés sur les familles à revenus modestes corrigent cela pour un coût limité. Je le dis comme ingénieur formé à Fribourg : la formation est le meilleur ascenseur social, et le meilleur investissement d'un canton. Un décrochage évité coûte toujours moins cher qu'un décrochage à réparer.
École obligatoire bilingue
Un soutien aux écoles du canton qui souhaiteraient proposer une scolarité bilingue au niveau primaire sera mis en place d'ici 2031. Pensez-vous que cette possibilité devrait être étendue à l'intégralité de la scolarité obligatoire (jusqu'au niveau 11H) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Le bilinguisme est le premier atout de Fribourg, et le seul que personne ne peut nous copier. S'arrêter à la fin du primaire, c'est laisser se déliter ce qu'on a construit : une langue partenaire se consolide à l'adolescence. Je soutiens donc l'extension à toute la scolarité obligatoire, à condition d'anticiper le vrai goulet d'étranglement — la formation d'enseignants qualifiés dans les deux langues. C'est un investissement économique autant que culturel : nos entreprises cherchent des bilingue
Intégration scolaire des enfants ayant des difficultés
Le concept de l'école intégrative prévoit que les enfants ayant des difficultés d'apprentissage ou des handicaps soient scolarisés dans des classes ordinaires. Soutenez-vous cette approche ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je ne conteste pas le principe, mais son application. L'intégration est devenue la règle sans que les moyens suivent : enseignants spécialisés en nombre insuffisant, classes surchargées, enseignants laissés seuls face à des situations lourdes. Le résultat met en difficulté l'élève intégré autant que le reste de la classe. Je préfère une approche au cas par cas, où la structure spécialisée reste une option pleine et entière quand elle sert mieux l'enfant — et non un constat d'échec
Augmentation du soutien cantonal à la culture
Le Canton de Fribourg a décidé d'augmenter le soutien à la culture, faisant passer le budget de CHF 16,70 à CHF 30 par habitant·e d'ici 2035. Soutenez-vous cette décision ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je ne conteste pas le principe, mais son application. L'intégration est devenue la règle sans que les moyens suivent : enseignants spécialisés en nombre insuffisant, classes surchargées, enseignants laissés seuls face à des situations lourdes. Le résultat met en difficulté l'élève intégré autant que le reste de la classe. Je préfère une approche au cas par cas, où la structure spécialisée reste une option pleine et entière quand elle sert mieux l'enfant
Migration & intégration
Soutien à l'intégration pour étranger·ère·s
Le canton de Fribourg devrait-il soutenir davantage les étrangers et les étrangères dans leur intégration (p. ex. par des travailleur·euse·s sociaux supplémentaires) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
L'intégration est un investissement, pas une dépense : une personne qui apprend la langue et trouve un emploi cotise, paie ses impôts et ne dépend de personne. Une intégration ratée coûte infiniment plus cher, et pendant bien plus longtemps. Je soutiens donc un renforcement ciblé, en priorité sur l'apprentissage de la langue — le levier décisif, celui qui ouvre l'emploi, l'école et la vie quotidienne. Avec une exigence en retour : l'accompagnement suppose un engagement réel de la personne.
Hausse des conditions de naturalisation
Selon vous, les conditions de naturalisation devraient-elles être revues à la hausse ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Les conditions suisses comptent déjà parmi les plus exigeantes d'Europe : longue durée de résidence, permis C, maîtrise de la langue, indépendance financière, connaissance des institutions. Durcir encore ne produirait pas de meilleurs citoyens — seulement davantage de personnes durablement installées ici, qui y travaillent et y paient leurs impôts, sans pouvoir décider de ce qui les concerne. L'enjeu n'est pas le seuil d'entrée, c'est la qualité de l'intégration qui y mène.
Droits politiques pour étranger·ère·s
Les étrangères et étrangers vivant dans le canton de Fribourg depuis au moins cinq ans et titulaires d'un permis C ont le droit de voter et d'élire dans leur commune de résidence. Ces droits devraient-ils être étendus au niveau cantonal ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Fribourg accorde déjà le droit de vote communal après cinq ans : le principe est admis. Or les décisions qui pèsent le plus sur une famille — école, hôpital, impôts, transports — se prennent au canton. L'étendre ne fait que reconnaître la réalité de personnes installées durablement, qui travaillent ici et financent ces prestations. Cela ne remplace pas la naturalisation, qui seule donne des droits pleins, mais cela évite de décider sans elles pendant dix ans.
Accueil de réfugiés de réinstallation
Le Canton de Fribourg doit-il s'engager pour que davantage de réfugiés provenant directement des camps (par exemple en Grèce) soient accueillis en Suisse (réfugiés dits de réinstallation) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
La réinstallation est la voie légale et ordonnée par excellence : des personnes déjà reconnues comme réfugiées, contrôlées avant leur arrivée, plutôt que des traversées clandestines et des passeurs qui s'enrichissent. C'est aussi la tradition humanitaire suisse. Je soutiens un engagement du canton, à condition qu'il reste proportionné à nos capacités réelles d'accueil — logement, encadrement, écoles. Un accueil mal préparé dessert autant les personnes accueillies que la population qui les reçoit
Société & éthique
Drug checking dans les espaces de consommation
Le Canton de Fribourg devrait-il financer l'introduction du drug checking afin que les utilisateur·ice·s puissent tester la qualité de leurs substances dans ses espaces de consommation sécurisés (ECS) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
C'est la logique des quatre piliers, que la Suisse applique avec succès depuis trente ans. Savoir ce que contient réellement une substance évite des intoxications dues aux produits de coupe et aux dosages imprévisibles — et chaque contact avec un professionnel est une porte ouverte vers le sevrage. Le drug checking ne banalise rien : il s'adresse à des personnes qui consommeront de toute façon. Une overdose évitée coûte bien moins cher qu'un séjour aux soins intensifs.
Mesures cantonales contre le harcèlement sexuel
Le Canton de Fribourg devrait-il mettre en place plus de mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel (actions de sensibilisation, plateforme d'échange etc.) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Les outils juridiques existent déjà : la loi sur l'égalité interdit explicitement le harcèlement sexuel, et le code des obligations oblige l'employeur à protéger ses employés. Le problème n'est pas l'absence de règles, c'est leur application — beaucoup de PME n'ont ni procédure ni personne de confiance, et ceux qui dépendent le plus de leur employeur n'osent pas signaler. Je soutiens donc ce qui rend ces droits effectifs, pas de nouvelles règles.
Séparation de l'État et l'Église
Le Canton de Fribourg devrait-il séparer complètement l'Etat et l'Eglise (comme le Canton de Genève et de Neuchâtel) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je ne vois pas quel problème une séparation complète résoudrait. Les Églises reconnues assurent à Fribourg des tâches que la collectivité devrait sinon financer ou abandonner : aumôneries dans les hôpitaux et les prisons, accompagnement social, entretien d'un patrimoine qui appartient à tous. La reconnaissance n'est d'ailleurs pas un privilège : elle impose des comptes, des structures démocratiques et un contrôle public. Et chacun reste libre de quitter son Église et de ne plus payer l'impôt
Interdiction du langage inclusif dans les communiqués cantonaux
Faut-il interdire aux instances cantonales (autorités, écoles) d'utiliser un langage neutre sur le plan du genre dans leurs communications écrites en recourant à l'astérisque, au point médian ou à d'autres signes similaires ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
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Commentaire
Je ne suis pas favorable à la généralisation du point médian : il complique la lecture, gêne les logiciels de synthèse vocale et contredit le langage facile à lire, que je soutiens. Mais une interdiction serait tout aussi dogmatique. L'État n'a pas à légiférer sur la typographie : qu'il fixe l'objectif — des communications claires et accessibles à tous — et laisse les services trouver les formulations adéquates. Le français permet très bien d'inclure sans signes particuliers.
Menus végétariens hebdomadaires
Êtes-vous favorable à ce qu’au moins un jour par semaine, les cantines bénéficiant de subventions publiques proposent exclusivement des menus végétariens ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je soutiens des menus végétariens de qualité, proposés chaque jour — pas imposés un jour par semaine. Le choix alimentaire relève de chacun, et supprimer l'alternative produit surtout du rejet. Si l'objectif est environnemental, le levier le plus efficace dans un canton agricole comme le nôtre est ailleurs : exiger des produits locaux et de saison dans les cantines subventionnées. Cela réduit les transports, soutient nos producteurs, et n'impose rien à personne
Finances & impôts
Taux d'imposition plus élevé pour les hauts revenus
Seriez-vous favorable à une augmentation du taux d'imposition des personnes dont le revenu imposable dépasse CHF 200'000 par an ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Le canton n'a pas un problème de recettes, il a un problème de maîtrise des dépenses — et une fiscalité attractive fait partie de ce qui fait vivre Fribourg. Une minorité de contribuables finance une part importante des recettes : les voir partir dans un canton voisin coûterait plus que la hausse ne rapporterait. Après le rejet massif de l'assainissement, la réponse n'est ni de nouvelles taxes ni des coupes brutales, mais un redressement par étapes, priorité par priorité.
Financement de la transition écologique
Êtes-vous favorable à ce que le canton de Fribourg consacre chaque année 1 % de son PIB, soit environ 200 millions de francs, au financement de la transition écologique ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je soutiens la transition — rénovation énergétique, renouvelables, innovation — mais pas sous la forme d'un pourcentage fixe déconnecté des projets. Le canton vient d'échouer à économiser 405 millions sur trois ans ; s'engager à en dépenser 200 par an supposerait soit des impôts supplémentaires, soit des coupes ailleurs. Je préfère financer des mesures évaluées sur leurs résultats : chaque franc doit réduire des émissions réelles, pas remplir une enveloppe.
Assainissement des finances
Selon vous, la mise en œuvre du Plan d'assainissement des finances de l'État (PAFE) est-elle une priorité politique à Fribourg ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Redresser les finances reste une priorité : chaque année de déficit reporte la facture sur la génération suivante, et des finances saines sont la condition de toutes les solidarités. Mais le vote d'avril doit être entendu — le peuple a refusé la méthode, pas l'objectif. On ne redresse pas un canton d'un seul bloc, sur le dos du personnel et des prestations. Avançons par étapes, en examinant chaque tâche de l'État et en disant clairement ce que l'on priorise.
Économie & travail
Libéralisation des horaires des commerces
Êtes-vous favorable à une libéralisation totale des heures d'ouverture des commerces (fixation à la discrétion de l'entreprise, dans le respect de la loi sur le travail) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je soutiens les PME, et c'est précisément pourquoi je refuse la libéralisation totale. Un commerce familial ne peut pas doubler ses horaires sans doubler son personnel : la liberté profiterait aux grandes enseignes, qui ont les moyens de suivre, et le petit commerce paierait la différence. Les horaires touchent aussi la vie de famille de milliers d'employés. Des adaptations ciblées — gares, zones touristiques, périodes de fêtes — oui. La suppression du cadre, non.
Contrôle de l'égalité salariale (hommes-femmes)
Êtes-vous en faveur d'un contrôle plus strict de l'égalité des salaires entre hommes et femmes ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
L'égalité salariale est un droit constitutionnel et je le défends sans réserve. Mais durcir les contrôles ferait peser une charge administrative supplémentaire sur des milliers de PME qui respectent déjà la loi, pour atteindre une minorité. L'obligation d'analyse des salaires est récente : évaluons ses effets avant d'ajouter des contraintes. Je préfère la transparence et l'accompagnement des entreprises à la multiplication des inspections.
Services publics en zones rurales
Le Canton de Fribourg devrait-il davantage soutenir l'offre des services publics (p. ex. transports publics, services administratifs) dans les régions rurales ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Un canton doit garantir un service de base partout : c'est la contrepartie de l'impôt. J'ai toujours refusé qu'on ferme des guichets en renvoyant les gens vers le numérique — tout le monde n'y a pas accès. Mais soutenir ne signifie pas reproduire à l'identique : transport à la demande, guichets itinérants ou partagés coûtent moins et desservent mieux. Et je le dis comme candidat de la ville : un canton qui délaisse ses régions pousse ses habitants vers les centres, où le logement manque déjà.
Conditions d'attributions de marchés cantonaux
Le Canton ne devrait-il plus attribuer des marchés qu'à des entreprises dont les filiales ou les fournisseurs à l'étranger respectent également des normes sociales et environnementales suisses ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Personne ne souhaite que l'argent public finance du dumping social ou environnemental, et le droit des marchés publics impose déjà le respect des conventions internationales du travail. Mais exiger des normes suisses de chaque fournisseur étranger d'un sous-traitant est invérifiable : le canton n'a pas les moyens d'auditer une chaîne d'approvisionnement mondiale. En pratique, seules les grandes entreprises pourraient fournir les attestations, et nos PME seraient écartées.
Transport, énergie & aménagement
Création de "zones blanches" contre la pénurie de logement
Pour lutter contre la pénurie de logements, soutenez-vous la création de "zones blanches" dans laquelle la plupart des règles de construction sont supprimées ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Le logement manque, mais supprimer les règles n'est pas la réponse — et ce n'est pas là qu'est le blocage. Ce qui retarde la construction à Fribourg, c'est la longueur des procédures et les recours, pas l'existence de normes. Je préfère accélérer et simplifier les autorisations, densifier autour des axes de transports publics et mettre des terrains à disposition des coopératives. Des zones sans règles produiraient du bâti médiocre et abîmeraient ce qui fait l'attrait du canton.
Liaison entre Marly et Matran
Soutenez-vous le projet de route reliant les communes de Marly et Matran proposé par le Canton ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Ce projet n'oppose pas les modes de transport, il les réconcilie : en captant le trafic de transit, il libère l'axe Fonderie–Route de la Glâne pour les bus et la mobilité douce. C'est l'objectif même du projet, et la version adaptée mise à l'enquête en mai y ajoute pistes cyclables, revitalisation de cours d'eau et passages à faune. Je demande que ces engagements soient tenus, et que le crédit soit soumis au peuple avec un bilan honnête des coûts.
Encouragement à l'utilisation des transports publics
Le Canton de Fribourg devrait-il davantage encourager l'utilisation des transports publics (subventions pour les abonnements de transport, densification du réseau, augmentation des cadences) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Ce qui fait monter les gens dans un bus, c'est d'abord qu'il passe souvent et qu'il aille où ils vont : la fréquence et la desserte pèsent plus lourd que le prix du billet. Je soutiens donc en priorité la densification du réseau et l'augmentation des cadences, notamment sur le RER. Sur les abonnements, je reste partisan d'aides ciblées — apprentis, étudiants boursiers, familles modestes — plutôt que d'une gratuité générale qui profite aussi à ceux qui n'en ont pas besoin.
Développement des parcs éoliens
Soutenez-vous la mise en place de parcs éoliens dans le canton de Fribourg (p. ex. les sites de la Côte du Glâney, Surpierre-Cheiry et le Massif du Gibloux) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
On ne peut pas vouloir une électricité sûre et refuser à la fois le nucléaire, l'éolien et le solaire. Le canton a besoin de production hivernale, et l'éolien en fait partie. Je le dis comme candidat de la ville, qui consomme le courant produit ailleurs : les communes concernées doivent être réellement associées et compensées, et la planification doit être irréprochable — les soupçons visant le plan directeur doivent être tranchés par la justice, pas balayés.
Augmentation des ressources pour la mobilité douce
Seriez-vous favorable à consacrer davantage de ressources au développement des infrastructures de mobilité douce ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Ce qui empêche les gens de pédaler, ce n'est pas le manque de vélos, c'est la peur : peu de parents laissent leur enfant traverser la ville sur un axe non sécurisé. Sécuriser les itinéraires est donc d'abord une question de sécurité, pas d'idéologie — et c'est l'investissement de mobilité le moins cher au kilomètre. Je le veux intégré à une vision d'ensemble, en complément des transports publics et de la route, sans opposer les modes.
Environnement & protection de la nature
Soutien à la réduction des pesticides
Êtes-vous favorable à ce que le Canton consacre davantage de moyens à la réduction de l’utilisation des pesticides, par exemple en soutenant financièrement directement les agriculteurs en transition ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
C'est la bonne méthode : accompagner plutôt qu'interdire. Les agriculteurs sont les premiers exposés aux pesticides et les premiers à subir la dégradation de leurs sols. Beaucoup veulent réduire, mais ne peuvent pas assumer seuls le risque de rendement pendant la transition — un soutien ciblé lève précisément cet obstacle. Les initiatives de 2021 ont échoué parce qu'elles contraignaient. Aidons plutôt celles et ceux qui font l'effort.
Accélération de la neutralité climatique
Etes-vous favorable à un renforcement des buts du Plan Climat cantonal fribourgeois afin d'atteindre la neutralité climatique avant 2050 ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Avancer une date ne réduit pas une tonne de CO2. La Suisse s'est fixé la neutralité en 2050 et j'y souscris — mais nous sommes déjà en retard sur les objectifs actuels : rythme des rénovations, remplacement des chauffages fossiles, production d'électricité en hiver. Renforcer la cible avant d'avoir tenu celle qu'on a serait déclaratif. Je préfère accélérer ce qui se construit réellement : le bâti, l'énergie, les transports.
Mesures incitatives pour atteindre les objectifs climatiques
Pour atteindre les objectifs climatiques, faut-il miser exclusivement sur des incitations et des conventions d'objectifs plutôt que sur des interdictions et des restrictions ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Les incitations et les conventions d'objectifs doivent être la règle : elles sont plus efficaces et bien mieux acceptées que la contrainte, et une mesure rejetée ne produit aucun résultat. Mais je ne prétendrai pas qu'un cadre minimal ne soit jamais nécessaire — j'ai soutenu qu'on exige des alternatives au plastique lors des manifestations publiques. La règle, c'est l'incitation ; l'exception, c'est l'obligation, quand rien d'autre ne fonctionne.
Végétalisation du territoire
Le Canton de Fribourg devrait-il davantage soutenir la végétalisation des surfaces imperméables (par ex. avec plus d'arbres, des toitures végétalisées, etc.) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
La nature en ville n'est pas de la décoration, c'est de l'infrastructure. Un arbre fait baisser la température d'une rue de plusieurs degrés en été, et un sol perméable absorbe une pluie violente que les canalisations ne suffisent plus à évacuer : c'est moins cher que la climatisation et que le redimensionnement des réseaux. Je demande des essences adaptées à notre climat et un entretien assuré — sans bloquer pour autant la construction de logements.
Institutions & médias
Priorité au digital
Les services administratifs sur place (par ex. au guichet) doivent-ils être réduits au profit d'offres électroniques (principe de la priorité au digital) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je suis ingénieur en informatique, et c'est précisément pour cela que je dis non. Le numérique doit être une option supplémentaire, jamais un remplacement : une personne âgée, une personne en situation de handicap ou quelqu'un qui maîtrise mal la langue se retrouve exclue d'un service qu'elle finance par ses impôts. Et fermer un guichet ne fait pas d'économies — les gens téléphonent, se déplacent quand même, et les erreurs se multiplient.
Soutien financier aux médias locaux
Le Canton doit-il soutenir financièrement la couverture de la politique cantonale par les médias régionaux (p. ex. création d'une fondation) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
L'indépendance d'un journal se mesure aussi à qui le finance. Une fondation met de la distance, mais c'est toujours de l'argent public qui décide quels médias méritent d'être soutenus — et un rédacteur en chef y songera au moment de critiquer le Grand Conseil. Je préfère les soutiens indirects, qui ne choisissent personne : distribution, formation, numérisation. Le problème de la presse régionale est réel, mais la solution ne peut venir de ceux qu'elle doit surveiller
Relations étroites CH-UE
Êtes-vous favorable à des relations plus étroites avec l'Union européenne (UE) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Plus de la moitié de nos exportations vont vers l'Union européenne : la voie bilatérale n'est pas une faveur qu'on lui fait, c'est l'intérêt de nos entreprises et de nos emplois. Schengen nous apporte en outre une coopération policière dont nous avons besoin. Je soutiens donc la consolidation des accords, pas l'adhésion : la Suisse doit conserver ses institutions et sa souveraineté, tout en garantissant à son économie un accès stable au marché européen.
Budget de développement international
Le Canton de Fribourg doit-il augmenter son soutien financier à la coopération au développement ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
La coopération au développement est d'abord une compétence fédérale, et le canton n'a pas à conduire sa propre politique étrangère. Mais soutenir des projets portés par des associations fribourgeoises, évalués et contrôlés, coûte peu et produit des résultats vérifiables. C'est aussi agir en amont : on ne réduit pas les départs contraints en fermant des portes, mais en rendant le départ moins nécessaire.
Sécurité & justice
Remplacement des accords bilatéraux CH-UE
La Suisse doit-elle dénoncer les accords bilatéraux avec l'UE et viser un accord de libre-échange sans libre circulation des personnes ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Non. Les accords bilatéraux sont vitaux pour notre économie et nos PME : plus de la moitié de nos exportations vont vers l'Union européenne. Les dénoncer pour un hypothétique accord de libre-échange sans libre circulation est irréaliste — l'UE ne l'accepterait pas, et le Brexit l'a montré. On ne négocie pas mieux en se privant d'abord de ce qu'on a. Je défends la voie bilatérale, dans l'intérêt des emplois fribourgeois.
Moyens de surveillance accrus
Seriez-vous en faveur d'un renforcement des moyens de surveillance à disposition de la police (p. ex. recherche automatisée de véhicules) ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Je soutiens la vidéosurveillance ciblée des lieux à risque, mais la recherche automatisée est d'une autre nature : elle enregistre tous les véhicules, y compris ceux de gens que personne ne recherche. Comme informaticien, je sais deux choses : une base de données finit toujours par servir à autre chose que son but initial, et aucune n'est à l'abri d'une fuite. Le gain de sécurité ne justifie pas de traiter chaque automobiliste comme un suspect.
Autorisation des fouilles préventives dans les CFA
Les fouilles préventives doivent-elles être autorisées, en plus des contrôles d'identité, dans les centres fédéraux d'asile ?
| Non | Plutôt non | Plutôt oui | Oui |
|---|---|---|---|
Commentaire
Un centre collectif n'est pas la voie publique : on y vit à plusieurs centaines, et les premières victimes des armes ou de la drogue qui y circulent sont les résidents eux-mêmes. Contrôler ce qui entre dans un lieu de vie commun relève de la même logique qu'un stade ou un aéroport, pas d'une suspicion envers un statut. J'y mets deux conditions : que la mesure vise toute personne qui entre, et qu'elle respecte la dignité, avec des règles écrites et un contrôle.
Valeurs
Bénéfice du libre-marché
Comment jugez-vous l'affirmation suivante: "A long terme, une économie de libre marché profite à toutes et tous."
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Commentaire
Le libre marché crée de la richesse, mais il ne profite à tous que s'il est encadré. Je soutiens l'entrepreneuriat, les PME et l'ouverture commerciale — c'est ce qui fait vivre Fribourg. Mais laisser faire sans règles avantage d'abord les plus gros : une libéralisation totale des horaires profiterait aux grandes enseignes, pas au commerce familial. Économie libre et responsable, pas dérégulation.
Garde des enfants par les parents
Comment jugez-vous l'affirmation suivante: "Pour un enfant, il est préférable qu'un des parents reste à la maison à plein temps pour s'occuper de lui."
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Commentaire
Il n'y a pas de réponse universelle, et ce n'est pas à l'État de choisir pour les familles. Certains parents souhaitent rester à la maison, d'autres veulent ou doivent travailler : mon rôle est de rendre les deux possibles — des crèches accessibles et de qualité pour les uns, de la reconnaissance et un vrai soutien pour les autres. Le bon modèle, c'est celui que la famille choisit.
Position sur le rôle de la justice pénale
Comment jugez-vous l'affirmation suivante: "Punir les criminels est plus important que de les réintégrer dans la société."
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Commentaire
La peine doit être appliquée : une condamnation sans conséquence ne protège personne. Mais punir et réinsérer ne s'opposent pas — le droit suisse prévoit d'ailleurs que l'exécution des peines prépare le retour à la vie libre. La vraie question est celle des victimes futures : quelqu'un qui sort de prison sans emploi ni logement recommence, et c'est la société qui paie. La réinsertion est une politique de sécurité, pas une faveur.
Protection de la nature contre croissance économique
Comment jugez-vous l'affirmation suivante: "Une plus forte protection de l'environnement est nécessaire, même si son application limite la croissance économique."
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Commentaire
Le Centre refuse d'opposer environnement et économie. Une politique pragmatique peut protéger l'environnement tout en soutenant la croissance. L'innovation verte est une opportunité, pas une contrainte.
Commentaire
C'est une priorité. Le manque de places en crèche et l'absence d'horaire continu freinent concrètement les familles fribourgeoises — et pénalisent souvent les mères en premier. Le canton doit soutenir le développement de l'offre avec les communes, en veillant à des tarifs accessibles aux revenus modestes et moyens. Ce n'est pas une dépense de confort : permettre aux parents de travailler renforce l'attractivité du canton et rapporte en recettes fiscales.